L'apprentissage de l'écriture cursive, le parcours du combattant pour l'élève dysgraphique

Publié le 20 Janvier 2016

L'apprentissage de l'écriture cursive, le parcours du combattant pour l'élève dysgraphique
Apprendre à écrire c'est: : être capable d'avoir une écriture cursive, fluide, claire, lisible, bien disposée dans la page et dans le lignage, autorisant directement l’accès à la fonction sémantique.
Le stade pré-calligraphique :
Le stade pré-calligraphique est la période où l’enfant va apprendre à respecter les normes de l’écriture. Cela lui prend du temps car les exigences motrices sont importantes : les traits sont tremblants, retouchés, les liaisons entre les mots sont maladroites, les lettres montent ou descendent par rapport à la ligne…
Les dysgraphiques ne franchissent pas cette étape.
Stade calligraphique :
L’écriture s’équilibre, l’enfant commence à maîtriser son geste. Les difficultés motrices qu’il rencontrait dans le stade pré-calligraphie s’estompent jusqu’à s’éliminer complètement. L’écriture se lie, elle s’assouplit, elle devient plus régulière.
C’est à ce stade que l’enfant a « une jolie écriture » comme on l’entend dire communément.
Il est même surprenant de voir l’écriture des enfants entre 10 et 12 ans : l’écriture est (pratiquement) acquise, il ne reste plus qu’à la perfectionner. On note alors la maitrise du geste et un style commence à apparaitre.
Les enfants dysgraphiques n’atteignent jamais ce stade.
Stade post-calligraphique :
Il se situe après 10-12 ans. L’écriture est acquise dans son geste et dans sa vitesse.
L’équilibre (la jolie écriture) acquis précédemment est remis en cause. L’écriture devient le moyen de poser sa pensée, sa pensée va plus vite que sa main, l’écriture calligraphique purement devient trop lente. L’écriture se modifie alors pour s’adapter : c’est le début de la personnalisation des formes (mélange de script et de calligraphie) . L’écriture se personnalise.
Un dysgraphique peut -il parvenir à écrire et à écrire bien ?
Dans certains cas oui et c’est généralement le fruit de la rééducation en écriture. L’écriture devient alors plus lisible, la vitesse s’améliore.

Rédigé par Marie-Laure VINCENT

Publié dans #dysgraphie

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