La micrographie: caractéristique de la maladie de Parkinson. Les apports de la rééducation.

Publié le 9 Janvier 2017

Quels sont ces trou­bles de l’écriture dans la maladie de Parkinson?

Dans l'encyclopédie des maladies Medipédia nous trouvons un article écrit en col­la­bo­ra­tion avec Véronique Locht, logopède au Centre Neurologique de Réadaptation Fonctionnelle ( Belgique):

"Le trou­ble de l’écriture le plus fré­quent est la mi­cro­gra­phie (ré­tré­cis­se­ment de la taille des ca­rac­tè­res). Des dif­fi­cul­tés au dé­mar­ra­ge de l’écriture (et donc à écri­re les pre­miè­res let­tres d’un tex­te) sont éga­le­ment si­gna­lées par les pa­tients. Les grou­pes de let­tres qui com­po­sent les mots sont sou­vent en­tre­cou­pés d’espaces, re­flets des blo­ca­ges que connaît le pa­tient lorsqu’il écrit. Enfin, les let­tres en for­me de bou­cles po­sent beau­coup de pro­blè­mes  (ex.: les ‘e’ et les ‘l’). Idem pour les ‘m’ et les ‘n’, aux­quel­les le pa­tient a ten­dan­ce à ra­jou­ter un ou plu­sieurs jam­ba­ges (‘ponts’).

La mi­cro­gra­phie est une consé­quen­ce des symp­tô­mes mo­teurs de la ma­la­die de Parkinson :

  • l’akinésie (dif­fi­cul­té ou im­pos­si­bi­li­té à bou­ger) rend dif­fi­ci­le l’initiation du mou­ve­ment, d’où les sou­cis au dé­mar­ra­ge de l’écriture.
  • la bra­dy­ki­né­sie (ra­len­tis­se­ment des mou­ve­ments) di­mi­nue l’amplitude des let­tres, ce qui pro­vo­que une ré­duc­tion de la taille des ca­rac­tè­res.
  • l’hypertonie mus­cu­lai­re en­tra­ve la flui­di­té de l’écriture et donc sa qua­li­té.

Enfin, la per­te des mou­ve­ments au­to­ma­ti­ques par­ti­ci­pe à la dé­té­rio­ra­tion de l’écriture".

Comment aider les malades grâce à la rééducation:

- en travaillant l'amplitude du geste,

- en accompagnant le geste de la parole et en s'aidant de repères visuels (lignes),

- en se centrant sur des écrits fonctionnels (liste de courses, carte postale, recette...).

 

Rédigé par Marie-Laure VINCENT

Publié dans #adultes

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